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تبدأ الحرية عندما ينتهي الجهل – باريس – 2016

Descente de police à la mosquée d’Alfortville

Pour le député et candidat au secrétariat national du PS « le pouvoir en place cherche à déstabiliser des communes dans le cadre des municipales à venir ». Selon la mairie, une solution allait être trouvée pour éviter les prières de rue.

Il veut des « explications ». Ce lundi, le député PS et ancien maire d’Alfortville, Luc Carvounas a pris sa plume pour saisir le ministre de l’Intérieur, après l’intervention de la police à la mosquée d’Alfortville vendredi dernier. Sans heurt, ni interpellation, cette opération visait à empêcher les fidèles de prier dans la rue de Nice, comme c’est le cas les jours de forte affluence, le lieu étant exigu. Mais l’arrivée d’une cinquantaine de policiers en tenue, selon la préfecture, une centaine, selon les témoins, a surpris, pour ne pas dire agacé, les autorités locales et la communauté musulmane, alors qu’une solution était en passe d’être trouvée.

« Au moment même où le préfet du Val-de-Marne adressait au président de l’association des musulmans un courrier valorisant une méthode concertée et un dialogue soutenu afin de trouver des solutions […], le préfet de police de Paris a décidé unilatéralement un déploiement disproportionné de forces de police », considère le parlementaire, qui souhaite en connaître « les raisons ». Un rendez-vous, conjoint avec le maire PS Michel Gerchinovitz a d’ailleurs été demandé au préfet de police.

Alors pourquoi cette intervention ? Selon la préfecture du Val-de-Marne, sollicitée ce jour-là, « l’occupation de la voie publique par des prières de rue est une vraie préoccupation de l’Etat ». D’autres salles de prières ont été identifiées.

Sauf que deux jours avant, sur le plateau télé de LCI, Luc Carvounas débattait avec ses concurrents au poste de secrétaire national du PS. Interrogé sur la loi sur la laïcité, il a pris l’exemple de sa ville, de la communauté musulmane qui « demande d’agrandir le lieu de culte », obligée à des prières de rue. « J’ai été un maire laïc, confronté à ces problèmes », avait-il évoqué. Deux jours plus tard, la police intervenait. Coïncidence ? Le parlementaire n’y croit pas. « Il y a une volonté du pouvoir en place de déstabiliser, pas seulement Alfortville, mais les collectivités dans le cadre des municipales à venir. »

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